Les Grands Espaces Canadiens

Aux pays des cariboux…

L’Ontario… mai 22, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 5:47

En ce Week End prolongé, nous profitons de 4 jours de vacances pour partir vers de nouvelles aventures en sortant du Québec cette fois-ci : direction l’Ontario, une autre province du Canada au sud-ouest de Montréal. En décalant légèrement mes cours, je me suis arrangé pour être libre vendredi (non je n’ai pas sécher !!!) et lundi, les Québécois ont droit à un jour férié : la Fête de Patriotes. En fait, il y a quelques dizaines d’années, la reine Victoria était la cause de ce jour de fête mais depuis que le Canada est devenu indépendant, il n’y a plus de raison de célébrer cette dame… mais les Canadiens tenaient quand même à leur jour férié, donc ils ont inventé un petit nom et ils gardent leurs WE prolongé ! lol

En tout cas, ça nous arrange bien puisque le vendredi matin, nous sommes tous les 3 (ma maman, une amie à elle venue nous rejoindre et moi) devant chez Enterprise pour louer une voiture un peu plus confortable que le WE dernier…

Et c’est parti pour 4 jours de folie ! Au début, cela ne commençait pas du bon pied car on rate la route pour passer au Parc Oméga (un parc où les gens circulent en voiture pour voir les ours, les castors et les orignaux vivant en liberté). Tant pis ce sera pour une prochaine fois. 2heures plus tard, nous sommes aux portes d’Ottawa. Une très belle ville assez différente de Montréal avec ces bâtiments anciens style anglais et son canal Rideau qui la traverse de part en part. Nous ne nous attardons pas dans la capitale du Canada.

Après une ballade le long de la marina de Gatineau (la ville juste en face d’Ottawa mais au Québec car la frontière passe dans le Saint Laurent entre les deux), nous partons récupérer les vélos de montagne et… le canot ! En fait, le lendemain je participe à un raid avec Marine, l’amie de maman, et la logistique est assez poussée puisque chaque équipe s’occupe d’amener son équipement au complet. C’est donc avec les vélos sur la banquette arrière, un canoë sur le toit et Marine avec son genou cassé essayant s’asseoir le moins inconfortablement possible que nous partons vers Notre Dame de la Salette à 70km au Nord. Pendant ce temps, le canot a tout le temps de faire quelques petits trous dans la carrosserie puisque les vibrations de la voiture ont fait glisser les cales en mousse qui protégeaient le toit de la voiture… enfin en rendant la voiture, personne ne se rendra compte de rien oufff !

Une petite heure plus tard, nous sommes en plein campagne ontarienne, les forêts à perte de vue recouvrent les collines, le village est perdu au bout de la route et… plus de réseau du tout !!! lol. Au bout d’une piste, nous débarquons donc au Lac d’Argile qui sera le camp de base de raid : un golf sur les bords d’un lac magnifique entouré de vallon, le tout agrémenter d’un restaurant-accueil, d’un camping et d’un motel (où l’on dormira le soir : on a choisit le grand luxe !). Un petit coin de paradis au bout du monde.

Après s’être installé, nous allons prendre la température au restaurant pour la récupération des dossards : organisation pointue, il faut préparer deux sacs de transition pour le début de la section canoë puis pour la fin, le tout avec une liste précise du matériel obligatoire. Le soir pour prendre des forces, un bon petit repas au resto… où Joëlle (la serveuse qui nous connait bien maintenant) ne pourra même pas nous servir le plat de pâtes indispensable pour réussir notre course, le chef cuisinier n’en a plus ! Une honte ! On se rabat donc sur les omelettes, pain pita et autre roulé végétarien. Et une bonne nuit de sommeil…

Le moment du départ du Raid Pulse approche… petit déjeuner consistant, derniers préparatifs, et nous rejoignons les autres participants qui se massent sur le parking. Le briefing annonce la couleur : tout en orientation avec du vélo, de la course en forêt, du canot et re du vélo. Une bonne cinquantaine de kilomètres à parcourir.

C’est donc avec l’envie pressante d’en découdre qu’on s’élance tous les deux, Marine et moi sous les yeux de Maman qui nous supporte à fond ! Première partie de vélo très rapide, ça fonce sur les pistes de sable… puis c’est le début de la course d’orientation en forêt, on suit les indications pour trouver la première balise facilement. Ensuite, je sors la boussole et trouve notre cap : go en pleine forêt en direction d’un lac. La balise suivante est au bout de celui-ci. Le seul problème c’est qu’on ne trouvera pas le bon lac… tout le monde arrive comme nous sur ce qui s’avéra être un « marais » et non un lac (grosse différence ! car le travail des castors fait que le marais est bien profond pour un marais) ! En effet, il n’a pas la bonne forme, on va donc chercher longtemps avant de prendre la mauvaise décision puisque le vrai lac était en fait juste derrière en suivant le cap (nous n’avions pas été assez loin). Là, nous partons pour une épopée à travers la forêt dense en suivant une rivière que nous croyons être la bonne. Nous allons marcher (parce que les sous bois ne permettent pas de courir…) pendant 1 heure en ne sachant pas où nous sommes et avec le seul but de retrouver la civilisation jusqu’à ce qu’enfin une ferme apparaisse à l’horizon et qu’on retrouve une autre équipe perdue dans un champ. Avec eux, nous retrouverons finalement les balises 2 et 3 en faisant le chemin inverse avant de filer vers le début de la section canoë. Grand soulagement ! Beaucoup d’équipes sont déjà passées et la limite horaire n’est pas loin mais nous continuons l’aventure. Nous suivons les méandres de la rivière (en profitant de ce « répit » pour manger un peu) et… la pluie entre dans la partie ! Tout devient épique, nous sortons du canoë trempé jusqu’aux os, tirons notre embarcation sur 200m jusqu’à une grange où nous attendent nos vélos. Tous les deux, nous grelottons de froid, nos dents claquent et la personne sur place nous annonce que pour notre sécurité, les balises 4 et 5 ne seront pas pour nous : retour vers l’arrivée par un chemin un peu raccourci qui fait quand même encore 20km. Donc c’est parti, après s’être changé, nous enfourchons nos montures et filons, les yeux rivés sur la cartes, à travers les routes et chemins. Quelques montées plus tard, revoilà le restaurant de lac d’Argile, les organisatrices nous acclament à sous le chapiteau d’arrivée : 7h de course, une 35ème place au général (sur une cinquantaine d’équipes), une belle marche épique dans la forêt et une bonne douche ! Nous nous empressons de rejoindre la chambre du motel pour prendre une vraie douche chaude dans une baignoire cette fois. Repas de clôture, annonce des résultats, super ambiance et massage réconfortant de maman avant une grosse nuit.

Le lendemain, après avoir rendu clés de la chambre puis vélos et canoë, une autre aventure tout aussi passionnante commence… cap sur Toronto puis sur Niagara-on-the-Lake ! Nous longeons le lac Ontario, la forêt est toujours présente à perte de vue et nous arrivons sur la route qui bordent les gorges de la rivière Niagara, superbe. Autour de nous, on sent bien que l’endroit un peu chic mais nous trouvons quand même un motel « pas trop cher » en ce WE prolongé. A peine posé, nous repartons pour les Niagara Falls. Vite, Vite ! Le rêve canadien est au bout de la route. Les fameuses chutes dont tout le monde rêve sont à quelques kilomètres. Ça y est on les aperçoit, un panache de vapeur s’élève dans les airs ! On se gare en vitesse en risquant 300$ d’amende devant l’hôtel de police et on court vers le parapet et là… grandiose, les chutes américaines puis canadiennes (la frontière coupe la rivière en deux) sont juste devant nous. Moment magique. La puissance des chutes est impressionnante. Nous restons là tous les trois à contempler pendant qu’autour des gens du monde entier se baladent (la ville est maintenant bâtie autour d’attractions touristiques en tout genre, une vraie fête foraine permanente avec sa grande roue et ses trains fantômes). Le soir, petit dîner au resto avec vue sur les chutes. Une surprise nous attend : les chutes s’illuminent des couleurs de l’arc-en-ciel avant le grand feu d’artifice ! Que du bonheur !

Après une bonne nuit près de l’embouchure entre la rivière Niagara et le lac Ontario, on retourne aux « Falls » pour la principale activité touristique : le bateau Maid of the Mist. Nous sommes dans les premiers (avec les chinois et les indiens) à faire la queue avant l’ouverture. Notre sésame en main, un ascenceur nous amène en bas de la falaise, sur le bord de la rivière. Chacun reçoit un grand pancho en plastique bleu et une centaine de stroupmfs comme nous embarquent sur le bateau qui nous amènera au milieu du fer à cheval formé par les chutes canadiennes (plus impressionnantes que les chutes américaines). C’est à ce moment que toute la puissance des millions de litres d’eau déversés par seconde se fait sentir… un mur d’eau se dresse devant nous et une pluie torrentielle trempe tout le monde. J’ai du mal à regarder en face de moi ! On se souviendra de ce moment extraordinaire…

Un petit tour forcé dans la boutique à touristes où on ne résistera pas à acheter quelques cartes postales (et autres) et c’est des images plein la tête que nous repartons vers Montréal pour 7h de route !

 

Me revoilà ! mai 22, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 5:28

Après une absence un peu prolongé, me voilà de retour sur mon blog parce que si je ne mets pas beaucoup mon blog à jour en ce moment, c’est justement en raison des mes multiples activités… ;-) Ma maman est à Montréal depuis presque deux semaines maintenant et je deviens donc expert en visites de la ville mais rassurez vous, je ne vais pas vous embêter avec mes photos du Mont-Royal, ou du Vieux-Port…

J’ai bien mieux à proposer ! Par exemple, il y a une semaine, nous étions tous les deux au Nord de Québec pour un road trip rallongé (j’avais prévu d’aller visiter Québec City et les Parcs Nationaux à 100km plus au Nord). Après une fin d’après-midi frisquette au cœur de la « ville la plus froide du monde » (=Québec :) , et c’est du vécu !), nous partions le lendemain matin pour longer le Saint Laurent sans savoir que nous arriverions le soir à l’embouchure entre le fleuve et la rivière Saguenay (en face de Tadoussac, la fameuse ville d’observation des baleines). Sur la route, plusieurs arrêts fort agréables, d’abord à la rivière de Port-au-Saumon (j’adore les noms des lieudits ici…).

Puis à la Baie-aux-Rochers, où je profite d’un cadre bien favorable pour me faire tirer le portrait par maman : une photo originale dans le but de relever un « pari » (en fait bien plus que ça) lancé par Carine…

Après ces maintes péripéties, nous débarquons enfin sur les rives de l’extraordinaire fjord du Saguenay. Les baleines n’étaient malheureusement pas encore arrivées à bon port mais je retournerai là bas en été pour retenter ma chance, promis ! Enfin, rien que le fjord, ça en jète ! Un vrai paysage islandais au fin fond de la toundra québécoise. Le rêve quand on se pointe au bout d’une piste enneigée (la voiture ne passait pas…) sur la digue du Petit-Saguenay et que le soleil se couche doucement sous nos yeux ébahis. Puis une nuit reposante dans une auberge calme près de la rivière.

Le lendemain, on continue tous les deux à en prendre plein les « oeils » en suivant le fjord pendant quelques kilomètres encore (histoire de récupérer le réseau de téléphonie mobile, c’est quand même un peu perdu là bas !).

Pour finir et avant de rentrer à Montréal (la route est encore longue si on veut rentrer avant le petit matin), on décide de parcourir le Parc des Grands Jardins. Un immense espace de verdure et d’arbres brûlés par un incendie il y a quelques années. Des paysages vallonnés à perte de vue jusqu’au grand plongeon dans le Saint Laurent. Des randonnées partout autour de nous (pas toutes encore accessibles à cause de la neige). On en choisit une pas trop difficile dans la forêt. Les caribous ne sont pas loin…

En résumé, une belle aventure de 1200km en 3 jours sur la rive nord du Saint Laurent. Inoubliable !

 

News… mai 13, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 11:29

Dès que j’ai plus facilement accès à internet, je vous fais profiter des photos du fjord de Saguenay et du parc des Grands Jardins où nous sommes allés avec ma mère ce WE…

 

Petite dédicace à Tara mai 7, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 2:07

Cet article est tout spécialement destiné à Tara, j’espère qu’elle le lira (pourras-tu lui montrer s’il te plaît Philippe ;-) )…

Avant de partir pour la Québec, je t’ai promis que je t’enverrais un carte avec des caribous et depuis le début, j’aimerais vraiment te poster une vraie photo plutôt !

Je suis donc parti à la chasse au caribou des neige en cherchant du rose un peu partout dans les endroits où j’allais et où j’avais une chance de croiser un caribou (c’est une private joke, désolé). Et malheureusement pour l’instant je n’ai pu trouver que les empreintes de leurs pattes… c’est déjà pas mal mais j’espère bien faire mieux cet été. Et je me lèverai aux aurores si c’est nécessaire !

J’ai quand même rencontré quelques animaux sympathiques…

Dès que je rencontre un caribou, je lui passe le bonjour de ta part, promis !

 

Des photos, toujours plus de photos… mai 6, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 3:47

Vous avez de la chance… je me suis décidé à mettre toutes mes photos sur le web, avec un accès restreint bien sûr ! Donc en avant-première, voici la carte de mes péripéties au Québec avec toutes les photos associées à chaque repère en cliquant sur les liens :

Il faut cliquer sur la photo…

 

La session d’été à l’ETS mai 6, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 1:33

Les vacances ne durent pas éternellement (bien que celles-ci…) et j’ai donc repris les cours depuis lundi dernier pour suivre la session d’été à l’ETS (Généralement au Québec, les universités proposent 3 sessions qui s’enchaînent durant l’année scolaire).

J’ai donc choisi quatre cours pour obtenir un nombre de crédits suffisants et valider ma session pour l’ENSAM :

- GIA 400 : Analyse financière… calculs de comptabilité pour l’entreprise et qui pourraient aussi nous servir au moment de décider de nos premiers emprunts. Ce cours me permettra soi-disant d’avoir des notions sur le calcul d’intérêts et autres remboursements.

- GPO 605 (je sais ce sont des abréviations barbares, c’est partout pareil, on est habitué !) : Entrepreneuriat et Innovation, de bien grands mots pour une matière qui peut être assez intéressante sur la création d’entreprises, la nécessité d’innover, les idées importantes en PME… et le projet en groupe consisterait à mettre en place une PME en partant d’un concept original avec un capital de départ. Par contre, le prof n’a pas la langue dans sa poche : certaines fois c’est drôle, d’autres beaucoup moins. Sa philosophie : “surtout dites le moi, si cela vous dérange que je rigole de vous”, mais non bien sûr que non, on adore tous ça !!! lol

- TIN 501 : Ethique, société et environnement. Réflexions et débat sur la place de l’ingénieur dans la société. Code de déontologie de la profession : le système professionnel québécois est spécial car toutes les professions sont réunies en Ordres qui définissent les règles pour chacun, intéressant… Différences entre éthique et déontologie

- CTN 626 : Génie de l’environnement. Je peux enfin prendre un cours en rapport avec le Génie Civil (c’est pour ça que j’ai choisi cette école). En plus, on parle beaucoup de développement durable et en 3 mois, le but est de faire le tour des notions environnementales : exactement ce qu’il me fallait. Qualité de l’eau, de l’air, gestion des matières résiduelles (les déchets), contamination et restauration des sols. La semaine dernière, j’ai demandé au prof s’il n’avait un projet concret autour de l’environnement qui me permettrait de travailler sur ce que j’aime en supprimant un des mes cours. Et pour le projet de session dans ce cour : par groupe de 3, la seule contrainte est de présenter un powerpoint sur un sujet de notre choix touchant à l’environnement. En gros, on a carte blanche ! J’ai discuté un peu avec des québécois très sympa et on va surement former une équipe.

Pour chaque cours : une séance de 3h30 (30min de pause au milieu) et 2h de TP (des exercices dirigés en fait) donc au final presque deux fois moins d’heures de cours qu’à l’ENSAM. Sauf qu’apparemment, il y a plus de boulot personnel. On verra ça…

Première semaine : pas de TP puisqu’on n’a encore rien appris donc plutôt tranquille, oufff j’ai pu passer plus de temps avec Carine. N’ayant pas toujours les mêmes cours et les mêmes horaires que mes amis gadz’arts, je commence enfin à rencontrer pas mal de québécois. Plus d’infos au prochain épisode…

Phrase du jour : “Grand deuil national au Québec, le Canadien a perdu et est éliminé des playoffs ! Snif !”

 

Visites en amoureux mai 5, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 1:37

Quelques photos prises à Montréal fin Avril – début Mai.

Le Mont-Royal a beaucoup changé, je ne le reconnais plus ! Il y a deux semaines, je courrais dans la neige et aujourd’hui tout est vert… je vais pouvoir me faire plaisir.

Par contre, la vue du haut du 737 est toujours aussi belle et en amoureux, un verre de martini à la main, c’est la rêve…

 

Des vacances bien remplies mai 4, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 5:00

Après avoir bien dormi en rentrant de Gaspésie, quelques visites à Montréal s’imposaient : Vieux Montréal, rues commercantes et Mont Royal. Je vais devenir guide bientôt… prochaine réservation effectuée par ma maman !

A peine posés à Montréal que l’on repart déjà sur les routes. On the road again avec Stéphane. Le départ est un peu chaotique avec la location de voiture, problème sur ma carte bancaire pour louer chez Enterprise, on décide donc d’aller voir les concurrents à deux pas de là. Le WE sera un peu raccourci et les prix moins intéressants mais on file !

Direction le nord de Québec : une route que je connais bien maintenant (Stéphane est convaincu : il ira aussi en Gaspésie !). Arrivés en fin d’après-midi, nous allons directement au Canyon Saint Anne à 50km au dessus de la ville de Québec. Mauvaise surprise : le site n’ouvre que le 1er mai et l’entrée n’est pas très engageante : “les chiens de gardes protègent l’accès” et des barbelés sont disposés sur les grilles qui entourent le tout. Toutes réflexions faites, les aventuriers prennent le risque… on ne va pas être déçu !

En passant sur les trois passerelles, on rêve déjà du raid aventure du lendemain, avec un peu de chance on pourra tester les via corda installées tout autour du canyon. Retour à la ville pour une bonne nuit.

Samedi matin, réveil tôt et pti dèj consistant pour partir dans le même coin que la veille. Plus exactement, le départ du raid (Raid Bougex : Vert le Raid) sera donné à midi à la station de ski du Mont Saint Anne. Il y a toujours de la neige et les skieurs sont venus en masse pour ce dernier WE d’ouverture sous le soleil ! La journée s’annonce bien…

Location de VTT (des super vélos en plus) et raquettes, récupération des dossards, échauffement tous les trois en raquettes sur les pistes de ski (vue imprenable sur le Saint Laurent). Il est 11h quand nous découvrons en même temps que les autres concurrents les cartes qui nous guideront. Eh oui, toute la course se ferra en orientation, le bonheur ! Première surprise : les cartes sont très peu précises… les souches ou même les grosses pierres sont toujours indiquées sur les cartes de Course d’Orientation en France. Ici, on repère les pistes de ski, les forêts et surtout… les courbes de dénivelé !

12h20 : le départ est donné au sommet de la télécabine, dans la neige et avec les raquettes aux pieds ! Stéphane et moi partons à la recherche des premières balises dans les bois entre les pistes… les skieurs regardent, étonnés, la trentaine d’équipes de 2 qui s’élancent dans toutes les directions. Au début, il nous suffit de suivre les traces de premiers puis ça se complique sérieusement avec le manque d’informations sur la carte. Malgré tout, nous arrivons en bas avec tous les balises poinçonnées et pas trop mal classés d’après Carine (en effet, à ce moment là, nous étions 5ème). Nous abandonnons nos raquettes pour continuer à pied dans les rues des faubourgs du Mont Saint Anne. Pendant ce temps, Carine part en raquettes à la recherche des balises autour du lac et vers le canyon.

Une surprise nous attend au bout de la section course à pied que nous avons eu du mal à finir : la balise 13 était bien cachée dans une dense forêt en haut d’une falaise très abrupte encadrant des rapides traversés les pieds dans l’eau (ça c’est du vrai raid ! On adore…). Nous arrivons au pas de course à l’orée de la forêt pour retrouver le site d’hier : notre vœu est réalisé ! Un de nous va pouvoir passer à 10m au dessus de la rivière qui coule au fond du canyon le long d’une tyrolienne. Stéphane me laisse la place : MERCI !!! Je saute donc dans le baudrier pour ne pas perdre de temps, quelques explications concernant la sécurité et je m’élance, un arc-en-ciel illumine les chutes et en quelques secondes je suis de l’autre côté et Stéphane me suis sur la passerelle de singe. Ensuite, on rejoint le parc VTT pour une descente à grande vitesse, quelques balises pointées en bas et après être descendu, on remonte : 400m de dénivelé jusqu’à l’accueil de la station de ski, les mollets travaillent dur ! Les 500m de canoë (on dit “canot”) nous permettent de récupérer un peu avant de repartir dans la montée vers les deux dernières balises. Heureusement qu’on a des VTT géniaux…

Retour vers l’arrivée sous les hourras de la foule rassemblée en bas des pistes ! Enfin, c’est surtout Carine qui est là pour nous accueillir et nous réconforter. Un bon repas pour reprendre des forces et apprécier la fin de ce raid extraordinaire à l’autre bout du monde : premier raid au Québec de l’équipe Team ENSAM Aventure et une 12ème place sur 29 équipes masculines. Vivement le prochain…

La course finie, nous repartons vers les Chutes de Montmorency aperçue sur le bord de la route la veille. La chute, d’une hauteur de 83 mètres, est la plus haute de la province du Québec… un parc installé tout autour du bassin prêt de la route permet de faire le tour et de passer au dessus de la chute sur une grande passerelle. Cet été, l’endroit grandiose accueille les Feux Internationaux Loto Québec : une compétition de feux d’artifices au dessus de la chute, ça doit valoir le coup…

Le coucher de soleil sur le centre ville de Québec, une rencontre de dealers en limousine (nous voulions aller piqueniquer au bout d’une jetée sur le Saint Laurent jusqu’à ce qu’une limousine blanche vienne rejoindre une autre voiture garée là, le chauffeur coiffé d’une capuche fesant des aller retours ne laissait pas beaucoup de doutes…) et une visite nocturne de Québec clôturent cette journée plein d’émotions. On se couche tôt : les raideurs sont fatiguées quand même !

Devant rendre la voiture vers 14h à Montréal, nous partons vers Montréal : objectif Parc de la Mauricie. Après avoir parcouru la campagne québécoise (cartes peu précises encore ;-) ) nous entrons enfin dans cet autre parc national. Comme dans les parcs gaspésiens, la neige est de la partie mais on profite tout de même d’une ballade tranquille en pleine nature perdu au cœur de la province.

Retour à Montréal dans les embouteillages. La chaleur de la ville nous réchauffe avant qu’on se sépare.

Merci Stéphane pour toutes ces aventures vécues ensemble !

Merci Ma Chérie de nous avoir si bien soutenu !

 

Dernier jour en Gaspésie mai 3, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 7:16

The last but not the least !!!

Depuis le début de notre road trip et le choix de faire pas mal de kilomètres le premier jour, on savait que cet endroit magnifique marquerait la fin du voyage : le Parc du Bic. Encore un parc… mais pas des moindres. Selon la légende, Dieu chargea un ange d’aller distribuer les montagnes sur la terre. Lorsque ce dernier est arrivé au Bic, au terme de son voyage, son manteau pesait encore lourd. L’ange décida d’y laisser le reste de ses montagnes. C’est pourquoi, dit-on, il y a tant de montagnes dans cette région. Cette belle légende donne encore plus de poids à la magie du parc du Bic, à ces criques et aux vues du haut de ses montagnes.

Sur quelques kilomètres carrés, ces petites montagnes qui plongent dans la mer et sont recouvertes de forêts constituent un lieu magique. Pour les animaux, le guide de routard est toujours aussi enthousiaste et en effet, cette fois-ci, on va avoir de la chance : traque du caribou avant de voir des phoques se prélasser dans une baie et bien sûr les écureuils…

La pluie s’en mêle après 4 jours de grand beau temps et précipite un peu le départ après un dernier piquenique.

Pour finir, nous parcourons la route 138 qui suit le Saint Laurent avec de magnifiques pays de vue et certains de plus beaux villages du Québec. Les Chutes de Rivière au Loup :

Retour à Montréal en soirée, des images plein la tête, et du sommeil en retard… on reviendra, c’est promis !!!

 

Quatrième jour… mai 3, 2008

Classé dans : Non classé — juju123 @ 7:04

Nuit glaciale et réveil matinal… pour voir un magnifique levé de soleil (juste en face de l’entrée de la tente, on avait prévu le coup !). Après la lune rouge la veille, c’est maintenant le soleil qui pointe son nez devant nous.

Par la suite, on aurait pu mettre une pancarte “arrêt fréquent” derrière la voiture : le phare de Cap aux rosiers, le littoral et les baies, les falaises déchirées, les montagnes et enfin le phare de la Martre avant d’arriver à Saint Anne des Monts (grande ville sans grand intérêt à part pour faire les courses au Dollorama tout à 1$).

ça a des bons côtés de se lever à 5H30 du mat… on a une matinée géante devant nous !

Nous partons donc avant midi de Saint Anne des Monts pour le Parc National de la Gaspésie situé un peu plus dans les terres. A la fois ressemblant au Parc Forillon, il est aussi très différent ! D’après le guide du routard, il y a des randos de tous niveaux, vallonnées. Un vrai paradis : en été, les animaux gambadent un peu partout. Déjà, en cette fin d’hiver tardive, un oiseau s’est décidé à traverser devant nous, en prenant BIEN son temps, on a bien rigolé… heureusement que je l’avais vu de loin parce qu’il prenait vraiment tout son temps ! Avec la neige qui recouvre encore certaines routes et surtout les sentiers, pas facile pour nous d’accéder aux belles ballades mais on en profite quand même : petit délire avec un écureuil qui avait peur de traverser le pont sur lequel on a piqueniqué.

Merci à Ma Chérie pour cette belle photo collector road trip sur les routes québécoises ;-)

La journée n’est pas encore finie ! On enchaîne donc sur les éoliennes de Cap Chat (mignon comme nom…) et surtout sa fameuse plus haute éolienne à axe verticale du monde qui ne marche malheureusement plus car les roulements sont cassés…

Du bon gros roulement !!! Carine en profite pour avancer son projet sur les éoliennes : deux en un !

Après quelques autres pauses le long de la route, nous sommes de retour à Rimouski, une de nos premières haltes à l’aller : la boucle est bouclée ! Nuit en auberge de jeunesse (les résidences étudiantes ne proposent pas encore de chambres pour les touristes).

Un bon petit film et dodo après avoir discuter un peu avec un québécois très sympa !