En ce Week End prolongé, nous profitons de 4 jours de vacances pour partir vers de nouvelles aventures en sortant du Québec cette fois-ci : direction l’Ontario, une autre province du Canada au sud-ouest de Montréal. En décalant légèrement mes cours, je me suis arrangé pour être libre vendredi (non je n’ai pas sécher !!!) et lundi, les Québécois ont droit à un jour férié : la Fête de Patriotes. En fait, il y a quelques dizaines d’années, la reine Victoria était la cause de ce jour de fête mais depuis que le Canada est devenu indépendant, il n’y a plus de raison de célébrer cette dame… mais les Canadiens tenaient quand même à leur jour férié, donc ils ont inventé un petit nom et ils gardent leurs WE prolongé ! lol
En tout cas, ça nous arrange bien puisque le vendredi matin, nous sommes tous les 3 (ma maman, une amie à elle venue nous rejoindre et moi) devant chez Enterprise pour louer une voiture un peu plus confortable que le WE dernier…
Et c’est parti pour 4 jours de folie ! Au début, cela ne commençait pas du bon pied car on rate la route pour passer au Parc Oméga (un parc où les gens circulent en voiture pour voir les ours, les castors et les orignaux vivant en liberté). Tant pis ce sera pour une prochaine fois. 2heures plus tard, nous sommes aux portes d’Ottawa. Une très belle ville assez différente de Montréal avec ces bâtiments anciens style anglais et son canal Rideau qui la traverse de part en part. Nous ne nous attardons pas dans la capitale du Canada.
Après une ballade le long de la marina de Gatineau (la ville juste en face d’Ottawa mais au Québec car la frontière passe dans le Saint Laurent entre les deux), nous partons récupérer les vélos de montagne et… le canot ! En fait, le lendemain je participe à un raid avec Marine, l’amie de maman, et la logistique est assez poussée puisque chaque équipe s’occupe d’amener son équipement au complet. C’est donc avec les vélos sur la banquette arrière, un canoë sur le toit et Marine avec son genou cassé essayant s’asseoir le moins inconfortablement possible que nous partons vers Notre Dame de la Salette à 70km au Nord. Pendant ce temps, le canot a tout le temps de faire quelques petits trous dans la carrosserie puisque les vibrations de la voiture ont fait glisser les cales en mousse qui protégeaient le toit de la voiture… enfin en rendant la voiture, personne ne se rendra compte de rien oufff !
Une petite heure plus tard, nous sommes en plein campagne ontarienne, les forêts à perte de vue recouvrent les collines, le village est perdu au bout de la route et… plus de réseau du tout !!! lol. Au bout d’une piste, nous débarquons donc au Lac d’Argile qui sera le camp de base de raid : un golf sur les bords d’un lac magnifique entouré de vallon, le tout agrémenter d’un restaurant-accueil, d’un camping et d’un motel (où l’on dormira le soir : on a choisit le grand luxe !). Un petit coin de paradis au bout du monde.
Après s’être installé, nous allons prendre la température au restaurant pour la récupération des dossards : organisation pointue, il faut préparer deux sacs de transition pour le début de la section canoë puis pour la fin, le tout avec une liste précise du matériel obligatoire. Le soir pour prendre des forces, un bon petit repas au resto… où Joëlle (la serveuse qui nous connait bien maintenant) ne pourra même pas nous servir le plat de pâtes indispensable pour réussir notre course, le chef cuisinier n’en a plus ! Une honte ! On se rabat donc sur les omelettes, pain pita et autre roulé végétarien. Et une bonne nuit de sommeil…
Le moment du départ du Raid Pulse approche… petit déjeuner consistant, derniers préparatifs, et nous rejoignons les autres participants qui se massent sur le parking. Le briefing annonce la couleur : tout en orientation avec du vélo, de la course en forêt, du canot et re du vélo. Une bonne cinquantaine de kilomètres à parcourir.
C’est donc avec l’envie pressante d’en découdre qu’on s’élance tous les deux, Marine et moi sous les yeux de Maman qui nous supporte à fond ! Première partie de vélo très rapide, ça fonce sur les pistes de sable… puis c’est le début de la course d’orientation en forêt, on suit les indications pour trouver la première balise facilement. Ensuite, je sors la boussole et trouve notre cap : go en pleine forêt en direction d’un lac. La balise suivante est au bout de celui-ci. Le seul problème c’est qu’on ne trouvera pas le bon lac… tout le monde arrive comme nous sur ce qui s’avéra être un « marais » et non un lac (grosse différence ! car le travail des castors fait que le marais est bien profond pour un marais) ! En effet, il n’a pas la bonne forme, on va donc chercher longtemps avant de prendre la mauvaise décision puisque le vrai lac était en fait juste derrière en suivant le cap (nous n’avions pas été assez loin). Là, nous partons pour une épopée à travers la forêt dense en suivant une rivière que nous croyons être la bonne. Nous allons marcher (parce que les sous bois ne permettent pas de courir…) pendant 1 heure en ne sachant pas où nous sommes et avec le seul but de retrouver la civilisation jusqu’à ce qu’enfin une ferme apparaisse à l’horizon et qu’on retrouve une autre équipe perdue dans un champ. Avec eux, nous retrouverons finalement les balises 2 et 3 en faisant le chemin inverse avant de filer vers le début de la section canoë. Grand soulagement ! Beaucoup d’équipes sont déjà passées et la limite horaire n’est pas loin mais nous continuons l’aventure. Nous suivons les méandres de la rivière (en profitant de ce « répit » pour manger un peu) et… la pluie entre dans la partie ! Tout devient épique, nous sortons du canoë trempé jusqu’aux os, tirons notre embarcation sur 200m jusqu’à une grange où nous attendent nos vélos. Tous les deux, nous grelottons de froid, nos dents claquent et la personne sur place nous annonce que pour notre sécurité, les balises 4 et 5 ne seront pas pour nous : retour vers l’arrivée par un chemin un peu raccourci qui fait quand même encore 20km. Donc c’est parti, après s’être changé, nous enfourchons nos montures et filons, les yeux rivés sur la cartes, à travers les routes et chemins. Quelques montées plus tard, revoilà le restaurant de lac d’Argile, les organisatrices nous acclament à sous le chapiteau d’arrivée : 7h de course, une 35ème place au général (sur une cinquantaine d’équipes), une belle marche épique dans la forêt et une bonne douche ! Nous nous empressons de rejoindre la chambre du motel pour prendre une vraie douche chaude dans une baignoire cette fois. Repas de clôture, annonce des résultats, super ambiance et massage réconfortant de maman avant une grosse nuit.
Le lendemain, après avoir rendu clés de la chambre puis vélos et canoë, une autre aventure tout aussi passionnante commence… cap sur Toronto puis sur Niagara-on-the-Lake ! Nous longeons le lac Ontario, la forêt est toujours présente à perte de vue et nous arrivons sur la route qui bordent les gorges de la rivière Niagara, superbe. Autour de nous, on sent bien que l’endroit un peu chic mais nous trouvons quand même un motel « pas trop cher » en ce WE prolongé. A peine posé, nous repartons pour les Niagara Falls. Vite, Vite ! Le rêve canadien est au bout de la route. Les fameuses chutes dont tout le monde rêve sont à quelques kilomètres. Ça y est on les aperçoit, un panache de vapeur s’élève dans les airs ! On se gare en vitesse en risquant 300$ d’amende devant l’hôtel de police et on court vers le parapet et là… grandiose, les chutes américaines puis canadiennes (la frontière coupe la rivière en deux) sont juste devant nous. Moment magique. La puissance des chutes est impressionnante. Nous restons là tous les trois à contempler pendant qu’autour des gens du monde entier se baladent (la ville est maintenant bâtie autour d’attractions touristiques en tout genre, une vraie fête foraine permanente avec sa grande roue et ses trains fantômes). Le soir, petit dîner au resto avec vue sur les chutes. Une surprise nous attend : les chutes s’illuminent des couleurs de l’arc-en-ciel avant le grand feu d’artifice ! Que du bonheur !
Après une bonne nuit près de l’embouchure entre la rivière Niagara et le lac Ontario, on retourne aux « Falls » pour la principale activité touristique : le bateau Maid of the Mist. Nous sommes dans les premiers (avec les chinois et les indiens) à faire la queue avant l’ouverture. Notre sésame en main, un ascenceur nous amène en bas de la falaise, sur le bord de la rivière. Chacun reçoit un grand pancho en plastique bleu et une centaine de stroupmfs comme nous embarquent sur le bateau qui nous amènera au milieu du fer à cheval formé par les chutes canadiennes (plus impressionnantes que les chutes américaines). C’est à ce moment que toute la puissance des millions de litres d’eau déversés par seconde se fait sentir… un mur d’eau se dresse devant nous et une pluie torrentielle trempe tout le monde. J’ai du mal à regarder en face de moi ! On se souviendra de ce moment extraordinaire…
Un petit tour forcé dans la boutique à touristes où on ne résistera pas à acheter quelques cartes postales (et autres) et c’est des images plein la tête que nous repartons vers Montréal pour 7h de route !


































































































































